Comment Atlantia contribue au rayonnement de La Baule et de la presqu’île.

Le palais des congrès au centre du développement de l’attractivité de La Baule

Xavier de Zuchowicz, président d’Atlantia, et Corinne Denuet, directrice d’Atlantia, viennent de présenter le bilan d’activité 2014-2018 et les grandes orientations du développement du palais des congrès pour la période 2019-2022. Cela fait plusieurs années que l’objectif est de constituer une offre globale de destination à travers la marque La Baule Evénements et, aujourd’hui, celle-ci est reconnue sur le plan national. Cette année, Atlantia va travailler sur le développement de nouvelles offres sur la plage pour proposer des séminaires pouvant accueillir 600 à 800 couverts, et 45 manifestations sont déjà programmées. En ce qui concerne le futur, l’équipe d’Atlantia entend conquérir la clientèle internationale et elle souhaite organiser deux à trois congrès internationaux chaque année. Des opérations de promotion sont déjà prévues en partenariat avec Biarritz, Juan-les-Pins et Deauville afin de faire connaître ces destinations. Par ailleurs, une charte de partenariat a été signée avec la Cité des congrès de Nantes.

Xavier de Zuchowicz, adjoint au maire de La Baule et président d’Atlantia

Corinne Denuet, directrice générale d’Atlantia.

Photo : Louise Chaillou, en charge de la promotion d’Atlantia au niveau international, Xavier de Zuchowicz, président d’Atlantia et Corinne Denuet, directrice générale.

Entretien 

Une commune de bord de mer construit son palais des congrès et cherche ensuite à renforcer son attractivité. Or, si l’on inversait le processus, on pourrait imaginer un palais des congrès avec une ville qui se développerait autour. Évidemment, on envisagerait différemment l’implantation des hôtels, des commerces ou des promenades… Vous semblez penser que La Baule est naturellement conçue comme une ville qui se développe autour de son palais des congrès…

Corinne Denuet : Tous les palais des congrès ont été construits, comme vous le dites, en complément de la ville, mais il y a une originalité pour La Baule : c’est la centralité du palais des congrès. Son offre permet de conforter le tout à pied et de servir les intérêts du congressiste et du visiteur, dans un espace sécurisé, et c’est pour cette raison que La Baule confirme son attractivité en matière de congrès. Les chiffres concrétisent tous ces investissements de prospection, de construction, de coordination et de consolidation des prestations qui font qu’aujourd’hui nous constatons que toutes les grandes marques nationales ont déjà réalisé une convention à La Baule. Les grands congrès internationaux ont repéré La Baule comme un territoire d’avenir et voilà pourquoi nous investissons maintenant dans la prospection de manifestations internationales qui auront une durée plus longue. Par rapport à notre saisonnalité, au-delà du fait qu’Atlantia présente de nombreuses manifestations en hiver, nous devons aussi recevoir une clientèle d’affaires. Atlantia a cette vocation et c’est pour cette raison que nous investissons en ce sens.

On présente souvent Atlantia comme un palais des congrès, or son offre va bien au-delà…

Xavier de Zuchowicz : C’est vraiment un lieu de congrès et de divertissements, qui attire énormément de monde. Les congrès font vivre Atlantia, apportent de l’argent à Atlantia et cela permet ensuite d’investir sur les activités culturelles. Mais, comme les activités culturelles ne sont pas déficitaires, nous pouvons prendre quelques risques supplémentaires dans ce domaine. Concrètement, ce n’est pas la salle municipale, c’est une vraie société industrielle qui est là pour rapporter de l’argent, avec une subvention d’équilibre de la ville de La Baule, mais aussi faire en sorte que ce palais des congrès fasse vivre l’ensemble des acteurs du tourisme, c’est-à-dire les hôtels, les restaurants et les magasins. C’est un ensemble qui permet à La Baule d’être une ville au bord de mer et non pas uniquement une station balnéaire. D’ailleurs, le palais des congrès ne fonctionne quasiment pas l’été, puisque les clients touristes n’ont pas envie d’aller s’enfermer dans une salle pendant l’été…

Quelles sont les attentes des entreprises dans ce domaine ?

C.D : Les entreprises investissent beaucoup pour réunir leur communauté, particulièrement leur personnel, parce que nous sommes dans l’ère du virtuel et du télétravail, et les gens sont de plus en plus isolés dans leur profession. Maintenant, pour garantir la bonne tenue d’un événement, l’entreprise cherche un contenu. Dans ses orientations stratégiques, elle veut parler à ses administrateurs ou à ses actionnaires, elle peut lancer un nouveau produit, donc elle a toujours une actualité à diffuser. Mais elle veut aussi fédérer, donc elle traite d’un contenu, avec des orateurs qui vont apporter une vision, un discours, ou un mode de pensée. Ensuite, les entreprises travaillent sur un format, c’est-à-dire le nombre de personnes qu’elles souhaitent réunir par rapport à leur positionnement et elles déterminent aussi un agenda pertinent. Enfin, elles choisissent une destination qui doit être emblématique par rapport à leurs ambitions et à leur positionnement. Il peut y avoir une légitimité industrielle, économique ou scientifique, mais il peut aussi y avoir une envie de sérénité, de confort et de facilité, et c’est sur ce point que La Baule se positionne. Lorsque l’entreprise recense toutes les destinations qui correspondent à son format, elle analyse la capacité d’accueil, la capacité d’hébergement, l’accessibilité et les modalités de transport sur place. Évidemment, le tout à pied reste très différenciant. Enfin, le rapport qualité-prix est essentiel. Il n’y a pas un seul dossier qui ne fasse pas l’objet d’une négociation dans les conditions tarifaires et dans la qualité des offres. L’attractivité est aussi liée à la sécurité, car nous avons de plus en plus d’événements où l’on nous demande un niveau de confidentialité; On veut préserver l’intimité des gens et l’entreprise ne veut pas se retrouver dans un environnement très urbanisé où il peut y avoir une perte de rythme dans la bonne tenue de l’événement. Les entreprises cherchent aussi à traiter avec des professionnels, c’est-à-dire des gens capables de livrer une offre clé en main et qui ne feront pas des promesses qui ne seront pas tenues. Donc, il faut des experts techniques capables de garantir la bonne diffusion du contenu, la bonne sonorité des lieux, une bonne qualité de prestation, et qui soient là du début à la fin. Les grandes compagnies, particulièrement celles du CAC 40, veillent à ce que la destination apporte une dynamique d’éco-responsabilité, puisque la responsabilité sociétale des entreprises fait partie des attributs d’optimisation de la notation de l’entreprise.

Quelle est la taille idéale d’une ville dans ce contexte ?

C.D : C’est un séjour professionnel, ceux qui sont invités ne choisissent pas la date et ne choisissent pas le lieu, donc l’organisateur doit aussi offrir quelque chose dont il garantit la bonne acceptabilité à tous ses convives. Il faut absolument qu’une destination de congrès bénéficie d’un bon parc hôtelier, de nombreux commerces et il faut aussi que le pouvoir politique s’empare du sujet. Si nous n’avions pas eu le soutien de la ville de La Baule pour des manifestations majeures comme l’Eurobank, ou les Jeux mondiaux du sport d’entreprise, ces événements n’auraient pas pu se tenir à La Baule. Tous nos élus impliqués dans l’événementiel ont un rôle majeur à tenir pour faire en sorte que l’organisateur se sente accueilli. L’organisateur est un investisseur, il apporte un contenu, il contribue à l’économie locale et il veut que toutes les sphères d’influence d’une destination soient à ses côtés.

X de Z. : Le palais des congrès n’est pas quelque chose qui est à côté de la ville de La Baule, il y est complètement intégré. Il bénéficie d’une dotation de financement d’équilibre de la ville et il s’intègre dans la politique générale fixée par la mairie de La Baule. Nous coordonnons aussi le Festival du cinéma, nous organisons des événements qui ont une importance locale, comme le gala de danse de la Maison des jeunes et de la culture ou le tournoi de bridge qui atteint un niveau qui lui permet de bénéficier de cet environnement.

Dans les années qui viennent, devra-t-on considérer le palais des congrès comme le cœur d’une ville en étant le centralisateur des activités de communication, de marketing ou de tourisme ?

X de Z. : C’est un peu ce qui existe aujourd’hui. Nous investissons déjà pour donner au palais des congrès la place première dans la vente de la destination,. Certes, il faut tenir compte des autres acteurs comme la mairie de La Baule ou la SPL Bretagne Plein sud, mais nous devenons de plus en plus la partie la plus importante de cette ouverture de La Baule au national et à l’international. La Baule va lancer une grande publicité sur la nouvelle plage que nous sommes en train de créer et, bien entendu, nous participons totalement à cette action dont nous bénéficierons des retombées.

C.D : La mutualisation des moyens sera un axe important pour les projets d’avenir car, comme les ressources se tarissent, il faudra bien que l’on soit dans une logique de partage et ce partage pourrait nous amener à renforcer nos coopérations et faire en sorte que les outils attractifs pour la destination soient encore plus denses. Nous avons de fortes synergies avec les équipes de la ville de La Baule, nous travaillons étroitement avec le groupe Lucien Barrière qui est une vitrine de la qualité des infrastructures de la station, nous avons une alliance particulière avec l’office de tourisme Bretagne Plein Sud, notamment sur la centrale de réservation d’hébergements, et ils sont aussi un lieu de réservation pour nos spectacles. Tout cela ne pourra que se conforter à l’avenir. Les prochains mandats auront sans doute pour objectif d’étudier d’une façon très pointue comment il s’agira de mettre en orbite d’une façon plus dense l’identité de La Baule dans les réseaux les plus influents à l’échelle nationale et internationale. Maintenant, grâce à nos partenariats locaux, nous pouvons coopérer avec d’autres villes puisque nous venons de signer une alliance avec la Cité des congrès de Nantes pour coopérer sur des actions à l’international. Nous mettons en place une action à Paris avec la ville de Biarritz et la ville de Juan-les-Pins, parce que le système de rotation des congrès nous amène souvent à être en compétition. Or, nous nous sommes dit qu’il valait mieux être plus forts ensemble, que tout seuls dans notre coin. Cette stratégie de coopération, nous la développons aussi à l’échelle internationale puisque l’union fait la force.

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