Le Yacht-Club de La Baule veut faire de la station la capitale européenne du Soling

Le Soling est un voilier mythique. Il a longtemps été le bateau des Jeux Olympiques, et des marins d’exception pratiquent encore le Soling. À l’occasion des championnats du monde de Soling, qui se sont déroulés à La Baule entre le 21 et le 27 septembre dernier, le Yacht-Club de La Baule a réaffirmé sa volonté d’en faire la capitale du Soling, au moins au niveau européen. Patrick Nicolas, champion de France, trois fois vice-champion du monde et président de l’Association de la classe des Soling, revient sur l’histoire de ce bateau : « C’est un quillard de sport à trois équipiers, un bateau de 8,20 mètres de long, qui n’a pas de cabine. Il est exactement comme un dériveur. C’est un bateau qui existe depuis les années 60 et il a tout de suite été sélectionné pour les J.O. parce qu’il est très vif par rapport à tous les autres quillards. Il a été aux J.O. jusqu’en 2000 ». Patrick Nicolas ajoute : « C’est un quillard léger de 1,35 tonne, alors que la plupart des bateaux tournent à 2 tonnes, il est donc transportable facilement. Il y a trois grands pôles de navigation en France : La Baule, Angers et Paris, mais on trouve également de tels bateaux sur le lac d’Annecy, en Méditerranée et en Bretagne… » Ceux qui souhaitent le découvrir peuvent se renseigner auprès de l’association : « Il y a beaucoup de bateaux d’occasion, mais il vaut mieux nous contacter avant d’en choisir un, parce qu’il y a des bateaux compétitifs pour la régate et d’autres qui ne le sont pas. Certains, même récents, n’ont pas été mis au goût du jour pour la régate, donc il vaut mieux s’informer auprès d’un parrain qui va étudier les bons critères de choix. Mais, après, je n’ai pas peur de faire des compétitions avec mon petit-fils comme équipier. Il a quinze ans et il arrive à très bien faire le travail qu’on lui demande à bord d’un tel bateau. C’est facile pour les gens qui ont envie de sortir du dériveur et de venir faire un peu de régate pour s’amuser. D’ailleurs, en France, on est plus attiré par les régates familiales et l’on a un peu moins la fibre compétition ».

Le Yacht-Club fidèle à l’esprit ouvert des gens de mer…

Dominique Molette, président du Yacht-Club de La Baule, se dit également conquis par ce voilier : « Le premier Soling qui a navigué dans notre baie, c’était en 1970, et c’était Jean-Marie Le Guillou qui pratiquait cette discipline. Ensuite, il a transmis sa passion à quelques Baulois, dont Philippe Richard qui a organisé les championnats d’Europe en 1991 à La Baule, puisque nous avions déjà les championnats d’Europe. C’est un bateau qui a eu une carrière très sportive et qui continue d’être pratiqué dans plusieurs pays du monde. Le Championnat du monde est venu chez nous grâce à l’impulsion de nos amis de l’Association française de Soling, qui sont des pratiquants de Soling dans notre club ». C’est aussi l’occasion pour Dominique Molette de rappeler que le Yacht-Club de La Baule « a pour vocation d’organiser et de créer des courses et de soutenir tous les grands champions nautiques.» Il poursuit : « Nous avons une liste de membres d’honneur, dont certains sont très célèbres. Nous avons une commission nautique qui anime des régates toute l’année et le club a une activité assez multiple entre l’organisation des grands événements et l’animation de régates à l’année ». Dominique Molette défend également un état d’esprit convivial : « C’est un club privé. Les membres sont cooptés, mais l’esprit reste l’esprit très ouvert des gens de mer et il consiste à accepter tous les gens qui manifestent un grand intérêt pour la mer. La pratique de la navigation peut être une pratique simple de plaisanciers avertis, comme celle du plus grand champion qui fait le tour de la planète… On rencontre des grands champions, des amateurs, des gens de la marine, des retraités de la marine marchande ou des marins-pêcheurs. Toute la richesse vient aussi de ce mélange de profils ». D’ailleurs, « on retrouve tous les niveaux chez nous. Le recrutement, c’est d’abord des passionnés de la mer, de près ou de loin. Tout le monde n’est pas un grand champion, mais on peut être passionné par l’océan en pratiquant le dériveur, le bateau à moteur ou la pêche. La transmission du goût de la voile se fait naturellement dans notre vie de club de tous les jours. Nous sommes en harmonie avec les clubs nautiques de la baie, comme le CNBPP (Cercle nautique La Baule Le Pouliguen) et l’APCC (Club nautique voile sportive Pornichet). La formation de base se fait dans ces clubs, puisque beaucoup de membres ont été formés par ces deux clubs avant de nous rejoindre un peu plus tard au Yacht-Club ».

Patrick Nicolas sur Kernews

Dominique Molette sur Kernews

De gauche à droite : Didier Greze, secrétaire général du YCLB ; Patrick Nicolas, président de l’Association France Soling ; Clémence Baley, vice-présidente du YCLB ; Dominique Molette, président du YCLB ; François Gombeaud, secrétaire de l’Association France Soling et Daniel Daheron, trésorier du YCLB.

 

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