Nicolas Sarkozy : « J’espère de tout cœur qu’un jour Franck Louvrier aura à conduire les destinées de La Baule. »

L’ancien président de la République de passage à La Baule pour apporter officiellement son soutien à Franck Louvrier

Le dernier ouvrage de Nicolas Sarkozy, « Passions », bat tous les records de vente et c’est le best-seller de l’été. L’ancien président de la République est venu à La Baule le lundi 22 juillet pour le dédicacer à la Maison de la Presse. Le succès était au rendez-vous, avec des centaines de personnes, alors que ses apparitions ont été peu fréquentes, puisqu’il a seulement donné des séances de dédicaces à Paris, Strasbourg et Bordeaux. Son déplacement à La Baule revêt une valeur symbolique. En effet, s’il connaît bien la station pour y avoir souvent passé des vacances, il souhaitait surtout afficher officiellement son soutien à la candidature de Franck Louvrier. Depuis la sortie de son livre, Nicolas Sarkozy a refusé de nombreuses interviews, toutefois il a accepté de s’exprimer sur Kernews. Un événement, car sa parole est rare, mais il avait un message à transmettre aux Baulois : il estime que Franck Louvrier est le seul capable de redonner un nouveau dynamisme à La Baule.

« Passions » de Nicolas Sarkozy est publié aux Éditions de l’Observatoire.

Entretien avec Nicolas Sarkozy

Kernews : Vous commencez votre livre en confiant avoir eu de la chance tout au long de votre vie. Pour faire un parallèle avec ce sport que vous appréciez, le vélo, la chance est-elle une sorte de boussole qui vous guiderait vers le bon chemin – on peut l’appeler l’instinct – mais ensuite il faut continuer de pédaler, encore et toujours ?

Nicolas Sarkozy : Je pense surtout que le bonheur vient de l’épreuve surmontée et non de l’épreuve à éviter. J’ai la chance d’être né avec un réservoir d’énergie qui m’a permis de surmonter toutes ces épreuves, en essayant de faire de mes nombreux échecs parfois des succès : c’est cela la chance.

Le lecteur devine que le plus beau jour de votre vie publique, celui qui aura tout fait basculer, est celui des assises de l’UDR, à Nice, en 1975, lorsque vous devez prendre la parole pour la première fois… Vous en souvenez-vous seconde par seconde, y compris sur le plan émotionnel ?

Ce sont des choses que l’on ne peut pas oublier, parce qu’elles vous marquent à vie. Mon premier succès, c’est plutôt mon élection à la mairie de Neuilly, mais ma première émotion politique date de 1975, à Nice, parce que j’étais comme un explorateur qui découvre un nouveau continent. Ce jour-là, j’ai découvert la politique…

Vous écrivez que « les décisions les plus importantes sont celles où l’on réfléchit le moins », mais vous soulignez, quelques chapitres plus loin, que vous avez toujours travaillé et attaché une grande importance au contenu de vos discours. Et si le discours le plus important était le plus spontané, celui où l’on réfléchirait le moins ?

Peut-être… Je crois que les grandes décisions de sa vie, comme celle de se marier, de faire un enfant ou d’embrasser un métier, sont des décisions vers lesquelles on est porté, plutôt que des décisions pour lesquelles on réfléchit. Si vous aimez quelqu’un et si vous avez besoin de réfléchir pour savoir si vous l’aimez vraiment, passez votre chemin : cela veut dire que vous ne l’aimez pas…

Vous évoquez François Mitterrand, vos rencontres et sa quête permanente de réponses aux interrogations d’ordre spirituel. On perçoit chez vous une pudeur sur ces sujets, mais à différents moments, on peut lire des allusions, des phrases aussi, comme « croire c’est espérer », qui révèlent une personnalité soucieuse de telles questions…

Qui n’est pas soucieux de la question du sens de la vie, de la mort, de la destinée, de l’étrangeté de l’univers ? Qui ne se pose pas ces questions ? Je suis toujours étonné quand j’entends des gens qui sont certains… Mais on n’est certain de rien ! Le doute est créatif et je me sens très proche de l’intérêt qu’avait toujours François Mitterrand pour la mort, pour toutes les questions existentielles, pour savoir si tout ceci avait un sens.

Vous êtes publié par les Éditions de l’Observatoire : serait-ce une espièglerie mitterrandienne du hasard ?

S’il y a espièglerie, c’est le hasard ! Je connais bien le scandale de l’Observatoire, mais en l’occurrence Muriel Beyer, mon éditrice, est une amie, elle a choisi d’intituler sa maison d’édition L’Observatoire et c’est un bon choix. Il n’y a pas un clin d’œil mitterrandien… Pour moi, le clin d’œil c’est de revenir à La Baule, une cité balnéaire et une ville que j’aime beaucoup, où je suis très souvent venu avec mes enfants et ma famille. Je reviens toujours à La Baule avec plaisir, d’autant plus qu’il y a quelqu’un qui compte beaucoup pour moi : Franck Louvrier. J’espère de tout cœur qu’un jour Franck Louvrier aura à conduire les destinées de La Baule, parce que c’est un homme d’expérience et La Baule mérite un nouveau dynamisme.

1 commentaire sur Nicolas Sarkozy : « J’espère de tout cœur qu’un jour Franck Louvrier aura à conduire les destinées de La Baule. »

  1. J’ai acheté Votre Livre MR LE PRESIDENT
    Et j’aimerais tellement que Vous me le dédicaciez pour Toute ma famille
    Merci d’avance
    Marie Dias

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*