Thierry Simon, président d’Atlantic Viager : « On fait un beau métier, puisque l’on fait deux heureux. »

Thierry Simon dirige le réseau Atlantique Viager qui est spécialisé dans le viager sur une zone qui s’étend de La Rochelle à Quimper. Le siège d’Atlantic Viager, membre du réseau Viager +, est situé à La Baule. Thierry Simon nous explique pour quelles raisons le viager connaît un renouveau depuis plusieurs années.

Contact Atlantic Viager : 02 40 15 18 78.

Extraits de l’entretien

Kernews : Aujourd’hui, avec l’allongement de la durée de la vie, les seniors ont envie de profiter pleinement de leur retraite, en s’offrant davantage de loisirs, et le viager apparaît comme une alternative intéressante. De l’autre côté, face à la hausse du prix du mètre carré en bord de mer, l’acquéreur trouve ainsi un moyen abordable d’acquérir un bien. Est-ce ce qui vous a incité à vous intéresser à ce domaine ?

Thierry Simon : Le viager revient sur le devant de la scène. L’actualité récente a mis en exergue le manque de pouvoir d’achat des personnes âgées, avec la diminution des retraites. Bercy ne suit pas cette voie d’amélioration du pouvoir d’achat, alors que dans le viager les revalorisations de rentes se font sur les taux INSEE de la consommation des ménages, donc on suit un pouvoir d’achat. Effectivement, c’est une vente gagnant-gagnant, parce que les personnes âgées ont besoin d’améliorer leur quotidien, d’avoir des aides à domicile, de vivre plus longtemps dans de bonnes conditions et, de l’autre côté, il y a des acquéreurs qui ont du mal à trouver des rendements dans l’épargne, avec une fiscalité qui est devenue pratiquement confiscatoire sur l’immobilier locatif. Dans ce contexte, le viager apparaît comme une opportunité. Donc, on fait un beau métier, puisque l’on fait deux heureux.

Il est question d’un système de cote et de décote pour les retraites, ce qui signifie que pour avoir une retraite correcte, il va falloir travailler jusqu’à l’âge de 67 ans. Ceux qui souhaiteront profiter plus tôt de leur retraite vont-ils forcément devoir envisager le viager ?

Le viager est encore discrétionnaire puisque, selon les chiffres de 2017, les transactions immobilières ont enregistré un record, mais le viager ne représente qu’un pour cent des transactions. Les travailleurs non salariés savent très bien que la retraite par répartition sera plutôt modeste et ils ont tout intérêt à améliorer leur retraite par de l’investissement en capitalisation. C’est aussi un investissement éthique, puisque nous voyons de jeunes investisseurs qui viennent en nous disant qu’ils ont envie de donner du sens à leur investissement car, pour eux, il s’agit aussi d’améliorer le quotidien d’une personne.

Justement, il a existé longtemps des blocages sur le viager : on pensait que cela revenait à spéculer sur le décès d’une personne, alors qu’en réalité il s’agit de lui apporter un complément de retraite…

Finalement, quand on voit les personnes qui nous confient leur bien pour une vente en viager, pour elles, c’est une manière de vivre mieux ou une manière d’aider leurs enfants qui sont en précarité. On est bien loin de la spéculation sur le décès de quelqu’un. On est beaucoup plus sur une philosophie d’éthique, en permettant à des personnes de vivre mieux et plus longtemps.

Que souhaitez-vous nous rappeler sur le viager ?

Il y a deux notions, avec le viager occupé et le viager libre. Mais, dans 90 % des cas, les opérations tournent autour du viager occupé. La vente en viager permet à ces personnes de vendre la pleine propriété de leur habitation tout en conservant le droit d’usage et d’habitation. Ce droit est valable toute leur vie. S’il s’agit d’un couple, la rente survit au premier décès, donc elle est réversible au conjoint survivant. Le viager repose sur un aléa, c’est dans le Code civil : cet aléa, c’est l’espérance de vie, que personne ne connaît. Ensuite, la valeur occupée qui résulte de la décote de ce droit d’usage et d’habitation permet de calculer un bouquet et une rente, tout cela à partir d’un barème sur les espérances de vie.

Avez-vous plus de mal à recruter des vendeurs ou des acheteurs ?

Nous n’avons pas de mal à trouver l’un ou l’autre, nous trouvons de nombreux acquéreurs. Il y a aussi pas mal d’expatriés qui achètent des biens en viager. On aurait plutôt du mal à trouver des vendeurs, en raison des fausses idées reçues. Pourtant, ce sont eux qui ont tout à y gagner. Heureusement, nous avons des notaires qui nous prescrivent. Nous avons un historique d’une quinzaine d’années sur le viager et un savoir-faire reconnu, ce qui nous permet d’avoir un panel de vendeurs récurrents.

Quelles sont ces fausses idées reçues ?

Parmi les idées reçues, on entend « Je ne serai plus chez moi » ou « On va me mettre dehors quand l’investisseur le voudra », alors que ce n’est pas du tout cela. La personne âgée a un droit d’usage et d’habitation, et il n’y a qu’elle-même qui peut y mettre fin, pour partir en maison de retraite ou ailleurs : à partir de là, le contrat prévoit même un complément de rente. Tout est prévu pour que la personne ait un accompagnement jusqu’à la fin de sa vie. Nous avons des personnes âgées qui souhaitent que l’acquéreur ne soit pas un fonds d’investissement, mais un particulier. Donc, chez nous, ce sont systématiquement des personnes physiques et il y a toujours une rencontre humaine.

Est-il exact que la durée de vie d’une personne augmente lorsqu’elle bénéficie de la rente d’un viager ?

Si l’on considère que le mental est lié à la santé, forcément, à partir du moment où les gens se sentent mieux et vivent mieux, cela améliore leurs conditions générales de vie. Mais je rappelle que le viager repose sur un aléa et cela fait partie du jeu… D’ailleurs, on voit des investisseurs qui investissent dans plusieurs viagers, à travers une SCI, pour mutualiser ce risque.

À partir de quel âge est-il opportun de vous contacter ?

L’abattement fiscal est de 70 % sur la rente après 70 ans. Donc, il est conseillé d’attendre 70 ans, même si, à 70 ans, pour le viager, on est jeune…

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